Le double discours de Tariq Ramadan jamais prouvé ?

Comme presque tous les dix ans, chaque fois que le prédicateur cherche à convertir de nouveaux naïfs, on nous chante : « son double discours n’a jamais été prouvé »… Sauf que si. C’est le cas dans « Frère Tariq » (dès 2004) et dans cette enquête audio pour France culture (en 2009).

J’y donne à entendre mes sources : les conférences de Tariq Ramadan devant son public religieux. A comparer au discours tenu, pendant des années, dans les médias généralistes. Ces derniers mois, depuis les attentats et son poste au Qatar,  je note que le discours officiel de Tariq Ramadan rejoint davantage son discours réel. Ce n’était pas le cas il y a dix ans. Il fallait alors creuser pour montrer le lien théologique — désormais officiel — entre Tariq Ramadan et le très radical Youssef al Qaradawi.

Je précise enfin que, contrairement à de nombreux journalistes ou d’autres spécialistes, le double discours dont je parle n’est pas lié à des cassettes en arabe (que Tariq Ramadan a longtemps mal parlé), mais à un double registre rien qu’en français (dissimulé ou explicite). C’est précisé et démontré, très clairement, dans Frère Tariq. 

 

Les prêches de Tariq Ramadan décryptés

Extrait de « Tariq Ramadan et son double ».

Un documentaire audio de Caroline Fourest qui, après des années d’enquêtes et son livre sur Frère Tariq, achève de démontrer ici son double discours.

Source (« Sur les docks », FRANCE CULTURE, 17 décembre 2009).

Pour écouter l’ensemble du documentaire.

Les radicaux de l’Islam

Comme pour chaque volet de cette série, Caroline Fourest construit son enquête en plusieurs temps. Ceux de l’explication et du décryptage, et enfin celui de la confrontation. Celle-ci a lieu avec l’imam fondamentaliste Tareq Oubrou, de Bordeaux. Auparavant, la journaliste a interrogé Séverine Labat, chercheuse au CNRS : « L’islamisme n’est pas une religion, c’est une idéologie politique à base de religieux… Il y a presque autant d’islamismes que d’islamistes. »

Il faut pourtant distinguer deux idéologies : celle des Frères musulmans, créés en Egypte en 1928 par Hassan el-Banna, le grand-père de Hani et Tariq Ramadan, et le salafisme, qui connaît deux tendances. D’un côté, les fondamentalistes qui prônent un recul de la sécularisation, de l’autre, les djihadistes qui veulent par la violence imposer un Etat islamiste à la société. « Les musulmans laïques, ce sont les pires pour eux, parce que ce sont des frères qui ne sont pas dans la ligne… Les principales cibles des djihadistes, ce sont les musulmans. »

Hassen Chalghoumi, l’imam de la mosquée de Drancy, le sait bien, lui qui incarne cet islam apaisé. Sous protection policière, il continue de résister à la propagande des tenants d’un islam radical qui développe une rhétorique antisémite et antilaïque. Il n’hésite pas à dénoncer un double discours : « Ils sont très intelligents, ils ont la langue des politiques. » Une stratégie que Caroline Fourest propose de décoder, en décortiquant le fonctionnement de l’UOIF (Union des organisations islamiques de France), cette branche fondamentaliste et politique de l’islam, et celui de l’école de pensée de ses dirigeants et prédicateurs, celle des Frères musulmans. Un mouvement politique qui pratique la réislamisation par le bas via l’encadrement éducatif et social.

LES RADICAUX DE L’ISLAM

Après Les Obsédés du complot, Caroline Fourest enquête sur les islamistes. Qu’ils soient salafistes ou Frères musulmans, ils placent leur vision de Dieu au-dessus des hommes. Ce film explique les nuances politiques de ces deux courants de l’Islam.

Comme pour chaque volet de cette série, Caroline Fourest construit son enquête en plusieurs temps. Ceux de l’explication et du décryptage, et enfin celui de la confrontation. Celle-ci a lieu avec l’imam fondamentaliste Tareq Oubrou, de Bordeaux, qui se réclame davantage de l’Islam spirituel que politique. Auparavant, la journaliste a interrogé Séverine Labat, chercheuse au CNRS : « L’islamisme n’est pas une religion, c’est une idéologie politique à base de religieux… Il y a presque autant d’islamistes que d’islamismes. »Il faut pourtant distinguer deux idéologies : celle des Frères musulmans, créés en Egypte en 1928 par Hassan el-Banna, le grand-père de Hani et Tariq Ramadan, et le salafisme littéraliste, qui connaît deux tendances. D’un côté, les fondamentalistes qui prônent un recul de la sécularisation et ne font pas de politique et, de l’autre, les djihadistes qui veulent par la violence imposer un Etat islamiste à la société. « Les musulmans laïques, ce sont les pires pour eux, parce que ce sont des frères qui ne sont pas dans la ligne… Les principales cibles des djihadistes, ce sont les musulmans. »

Hassen Chalghoumi, l’imam de la mosquée de Drancy, le sait bien, lui qui incarne cet Islam apaisé. Sous protection policière, il continue de résister à la propagande des tenants d’un Islam radical qui développe une rhétorique antisémite et antilaïque. Il n’hésite pas à dénoncer un double discours : « Ils sont très intelligents, ils ont la langue des politiques. » Une stratégie que Caroline Fourest propose de décoder, en décortiquant le fonctionnement de l’UOIF (Union des organisations islamiques de France), cette branche fondamentaliste et politique de l’Islam, et celui de l’école de pensée de ses dirigeants et prédicateurs, celle des Frères musulmans. Un mouvement politique qui pratique la réislamisation par le bas via l’encadrement éducatif et social.

SÉRIE DOCUMENTAIRE : mardi 12 février à 20h35

DURÉE 4 X 52’

AUTEURE-RÉALISATRICE CAROLINE FOUREST

PRODUCTION ET LA SUITE… ! (PRODUCTIONS), AVEC LA PARTICIPATION DE FRANCE TÉLÉVISIONS

ANNÉE 2012

Revoir le film en replay

Le Qatar et son drôle de prédicateur

Youssef Al-Qaradaoui était attendu comme le messie au congrès annuel de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF). Cette mouvance sous tutelle idéologique des Frères musulmans a considérablement élargi son audience depuis sa reconnaissance institutionnelle par Nicolas Sarkozy au sein du Conseil français du culte musulman (CFCM). Leur mentor vient régulièrement en France. Ce ne sera pas le cas cette année. En raison du contexte dramatique et de l’alerte publique lancée par le journaliste Mohamed Sifaoui. Sous pression, les autorités françaises ont dû le déclarer persona non grata.

Est-il, comme le décrit le communiqué de l’UOIF, un « homme de paix et de tolérance », ou bien un prédicateur incitant à la haine ? Il suffit d’écouter son émission sur la chaîne Al-Jazira ou de lire ses livres pour se faire une idée. De fatwa en consigne, Youssef Al-Qaradaoui justifie de battre sa femme si elle se montre insoumise, admet que l’on puisse brûler les homosexuels pour « épurer la société islamique de ces êtres nocifs », et autorise les attentats kamikazes.

Il est convaincu que le « seul dialogue avec les juifs passe par le sabre et le fusil »et se félicite qu’Hitler ait su les « remettre à leur place ». Avant de poursuivre :« C’était un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois, ce sera par la main des croyants (musulmans). » Il se montre tout aussi impitoyable envers les « ennemis de l’islam » et autorise à les « tuer ». Autant dire que Mohamed Merah aurait approuvé.

Malgré ces sermons, des journalistes et des chercheurs complaisants qualifient parfois le téléprédicateur de « centre en islam », voire de « juste milieu ». Ce qui dénote une vision pour le moins paternaliste et caricaturale de la religion musulmane.

A moins qu’elle ne témoigne d’une forme de bienveillance envers son parrain : leQatar, avec qui l’UMP, des politiques français et des investisseurs entretiennent les meilleures relations. Le petit émirat s’y connaît en lobbying, mais il présente surtout l’avantage d’offrir un partenaire arabe indispensable lorsque la France et les Etats-Unis souhaitent défaire – à juste titre – des tyrans comme Mouammar Kadhafi ou Bachar Al-Assad. D’où l’ambiguïté, complexe à décrypter, du rôle joué par le Qatar.

D’un côté, il contribue au « printemps arabe » et à la démocratisation, nécessaire pour que les théocrates cessent d’apparaître comme la seule alternative possible aux dictateurs.

De l’autre, il finance les mouvements islamistes capables de profiter de cette démocratisation. Non pas les salafistes les plus caricaturaux (plutôt financés par des mécènes wahhabites), mais les plus stratèges. Comme le Front islamique du salut (FIS) algérien ou Ennahda en Tunisie.

Ces derniers ne veulent pas imposer la charia comme loi civile par la force, maisconvaincre de cette nécessité, après avoir gagné la bataille culturelle contre la sécularisation. Reste que ce plan en « étapes » – credo des Frères musulmans – passe par le combat contre les musulmans laïques. Aucun calcul de « realpolitik » ne devrait conduire à les abandonner.

Ne parlons pas de l’islam de France, où rien ne justifie de considérer M. Qaradaoui et ses amis de l’UOIF comme un « juste milieu ». A moins de vouloir fairele jeu de l’intégrisme sous prétexte de lutter contre le djihadisme.

 Caroline Fourest

LE MONDE | 30.03.2012

Tariq Ramadan, aux côtés de son référent théologique : Youssef al Qaradaoui et de Sheikha Mozah (l’une des épouses de l’émir du Qatar). A noter, le Qatar finance la chaire de Tariq Ramadan à l’université d’Oxford.

Débat saboté à Bruxelles : vrais visages et pieux mensonges

C’est l’histoire d’une conférence contre l’extrême droite et le racisme anti-musulmans qui se retrouve sabotée par une extrême droite pro-islamiste. A coup d’injures, d’accusations mensongères et d’une « burqa pride » orchestrée pour couvrir ma voix. Au point d’interdire tout échange ce soir-là, mais d’ouvrir un vrai débat en Belgique…

Pour lire la suite et mon récit de cette soirée sur le Huffington Post.

Cette affaire a donné l’occasion à Tariq Ramadan de jouer son double jeu habituel et de mentir sur mon travail (qui consiste justement  à dévoiler son problème maladif avec la vérité des faits). Il prétend, par exemple, ne jamais avoir donné une conférence à l’ULB en compagnie de négationistes du génocide arménien… C’est faux. Lire cet article et ce programme. Je renvoie tous ceux qui souhaitent se faire une idée sur la nature de son double discours à ce documentaire audio.

 

Les réseaux pro-voile étaient bien présents dans cette salle. Plusieurs personnes ont cru reconnaître Kaoutar Boustani du MDF (Mouvement pour les Droits fondamentaux), très proche de monsieur Chichah, mais elle nie sa présence et prétend avoir été au Maroc ce soir-là. En revanche, elle soutient l’action et fait même partie des organisateurs.Ceci dit, il n’y avait pas que des intégristes religieux à l’oeuvre, surtout des extrémistes racistes (notamment anti-Juifs et homophobes).Un mélange de  partisans de Dieudonné, comme Olivier Mukuna, et de membres des « Indigènes du royaume » (l’équivalent, en pire, des « Indigènes de la République »).

Il faut y ajouter deux émules de l’ineffable Michel Colon, référence des complotistes Belges, passé du soutien aux Serbes massacrant les musulmans en Bosnie  à la lutte pro-islamiste aux côtés des Frères Ramadan : Abdellah Boudami et Aurore Van Opstal (en photo ci-dessous avec le doigt en l’air).

« Islamophobe » ou antiraciste et féministe ?

Les réseaux indigeno-ramadano-dieudonesques de Souhail Chichah et de  Nordine Saidi (si extrême qu’il justifie les attentats-suicide et a réussi à se faire exclure du MRAX pour racisme et pro-islamisme !), parmi les principaux meneurs de ce sabotage, ont l’habitude de soutenir des agents de la pensée d’extrême droite, comme Dieudonné (très proche de Jean-Marie Le Pen et de sa femme).

Nordine Saïdi fait même partie des signataires d’une pétition qui souhaite abroger la loi antiraciste Gayssot et soutient le négationniste Vincent Reynouard, aux cotés des durs du FN et d’un ancien député du Vlaams Blok. Souhail Chichah, lui, ne souhaite pas s’exprimer sur la Shoah puisqu’il « est interdit d’avoir un avis dessus » (en tout cas si l’on souhaite dire qu’elle n’a pas existé… sinon c’est tout à fait légal.)

Autant dire qu’il compte beaucoup d’amis parmi les nébuleuse d’extrême droite obsédée par le complot judéo-maçonnique, comme le montre très bien ce billet ou encore cette discussion sur le mur Facebook des amis de Nordine Saïdi :

Il est donc logique que lui et ses amis souhaitent torpiller une conférence critique envers le FN et le racisme… Ils ont toutefois du mal à expliquer cette action et sur quoi se base leur accusation d' »islamophobie » ou de « sionisme avéré » (leur grande obsession).

En réalité, j’ai toujours combattu l’approche du « Choc des civilisations » (contre Oriana Fallacci dès 2003 dans « Tirs Croisés »  ou contre Claude Guéant) et le racisme anti-musulmans, notamment face au FN. Ce qui me vaut d’être la bête noire de Riposte laïque, qui me taxe de « collabo de l’Islam ».

Quant à mes positions en faveur de la paix, pour la fin des colonies en territoires occupés et un siège pour la Palestine à l’Onu, elles me valent d’être incendiée par l’extrême droite pro-Isarélienne et accusée d’être vendue au complot « eurabia » par ses théoriciens.

Manipulation de textes : à propos du Wall street journal

Pour justifier leur agression contre une conférence sur l’extrême droite et me traiter d' »islamophobe », mes agresseurs ont ramé… J’ai derrière moi 15 ans de prises de positions publiques, 14 livres, plus de 300 conférences et je n’ose imaginer combien d’articles ou tribunes. Il ont trouvé une tribune sur laquelle ils s’excitent en boucle, parue dans le Wall street journal.Je n’ai pas tout de suite compris à laquelle ils se référaient car j’en ai écrit deux.L’une portait sur les révoltes de novembre 2005, pour combattre les clichés véhiculés par la presse anglo-saxonne. Tariq Ramadan et Pascal Boniface l’ont utilisé pour faire croire que je tenais un double discours (venant de leur part, c’est toujours amusant) alors que j’y dis exactement ce que je dis dans mon livre « Le Choc des préjugés », à savoir que ces émeutes n’étaient ni ethniques, ni religieuses, mais le symptôme d’un malaise identitaire et social.

Mais c’est à l’autre tribune qu’ils font finalement référence, faute de mieux. Et là, cela devient intéressant, car mes agresseurs se dévoilent pour de bon… Cette tribune porte sur la stratégie et la rhétorique de la confrérie des Frères musulmans. D’après les écrits de leur prédicateur de référence pour l’Europe, Youssef al Qaradhawi, qui sert de référence à tous les militants gravitant dans les cercles de l’UOIF ou des Frères Ramadan.

Or ce théologien, qui prêche sur Al Jazira, a une conception prosélyte et ultra-intégriste. Il estime qu’il faut faut brûler les homosexuels, battre les femmes insoumises, que le seul dialogue avec les Juifs passe par le « sabre et le fusil », il est l’auteur d’une fatwa autorisant le Hamas à mener des attentats-suicide (monsieur Nordine Saïdi va être content), et l’auteur d’un livre où il s’interroge sur comment réussir là où le FIS a échoué en Algérie…

Extrait à propos des homosexuels de son livre, « Le Licite et l’Illicite » : « Les savants en jurisprudence ne furent pas d’accord sur le châtiment que l’on doit infliger à l’auteur de cette immoralité. Est-ce que les deux partenaires reçoivent le châtiment du fornicateur ? Est-ce que l’on tue l’actif et le passif ? Par quel moyen les tuer ? Est-ce avec un sabre ou le feu, ou en les jetant du haut d’un mur ? Cette sévérité qui semblerait inhumaine n’est qu’un moyen pour épurer la société islamique de ces êtres nocifs qui ne conduisent qu’à la perte de l’humanité »[3].

Critiquer ce prédicateur et décoder les stratégies de la confrérie des Frères musulmans, sa branche politique (présentable) et sa branche « action directe » (moins présentable) serait donc raciste ? De qui se moque-t-on ?Je suis spécialiste des intégrismes et je n’ai pas l’intention de renoncer à décoder les écrits de ces mouvements, qu’ils soient Frères musulmans, haredim ou membres de l’Opus Dei.

En voulant interdire cette critique des Frères musulmans et de leur penseurs extrémistes, après m’avoir agressée lorsque je venais critiquer la politique de Nicolas Sarkozy et m’avoir interdite de parole lors d’une conférence sur l’extrême droite, ces agresseurs confirment leur adhésion à une idéologie radicale et leur volonté d’entretenir — de façon tout à fait voulue — l’amalgame entre critique de l’intégrisme et racisme. Pour protéger les extrémistes — qu’ils soutiennent— de toute critique.Je maintiens tous les mots de cette tribune. Je ne refuse que le titre paru (« War on eurabia »), choisi par le journal (comme toujours pour les tribunes). Je l’ai découvert au moment de la parution, furieuse de me voir coller une expression si marquée, qui ne reflète en rien mon travail, et qui est portée par des néoconservateurs dont je combats l’approche (ils me le rendent bien). Pour lire la tribune en question(avec son titre original).

Propagande et mensonges

Concernant les mensonges, vraiment de trop, où Souhail Chichah nie avoir parlé de « lapidation » ou prétend qu’on lui a arraché le micro (alors qu’on lui a donné et qu’il l’a rendu), les images parlent d’elles-mêmes (y compris sur une autre vidéo, diffusée par les agresseurs, où l’on voit notre tête à tête et Souhail Chichah rendre le micro !).

http://touch.dailymotion.com/#/video/xogeri_sabotage-a-l-ulb_news

Quant à ceux qui diffusent, en désespoir de cause, une vidéo-montage tentant de faire un lien entre moi et le meurtrier d’extrême droite Anders Breivik, auteur d’un bréviaire de haine où il me classe indirectement parmi les cibles à abattre (puisque je fais partie d’une Fondation pour le dialogue interculturel qu’il associe à « Eurabia »), leur mauvaise foi et leur haine les égarent… Bien au-delà des bornes acceptables. Qu’ils s’attendent à recevoir des nouvelles de mon avocat.

La vérité de mes engagements

Elle est simple, quitte à déplaire à tous les extrêmes : je suis féministe, antiraciste et laïque. Je combats tous les intégrismes, tous les racismes et toutes les extrêmes droite, qu’elle porte un kéfier, une burqa, une kippa ou se revendique de la Nation. Je démasque surtout les partisans non avoués de la domination masculine, où qu’ils se trouvent. D’où leur fureur, parfois bestiale, à mon encontre.

Le vrai débat

La vraie question qui me semble posée par cette affaire est de savoir si une université comme l’ULB doit être un lieu ouvert à toutes les propagandes (mensongères, racistes et intégristes), comme sur internet, ou un lieu plus exigent :  destiné à ouvrir l’esprit et à inciter à la réflexion. Un débat digne de ce nom me semble possible sur tout, entre personnes ayant des convictions très différentes ou de simples nuances, mais à une seule condition : qu’ils soient des esprits libres, honnêtes et sans masques.

Caroline Fourest

Sabotage du débat sur l’extrême droite à l’ULB

Je n’ai pas encore eu le temps d’écrire sur l’agression survenue à l’ULB. Je le ferai. En attendant, ces images parlent d’elles-mêmes.

http://touch.dailymotion.com/#/video/xogeri_sabotage-a-l-ulb_news

Pour revoir l’émission où je confronte le racisme anti-musulmans du FN face à Marine Le Pen.

Pour revoir le documentaire (qui devait être diffusé ce soir-là) où je fais le portrait de la nouvelle présidente du FN et de ses amalgames.