La défense honteuse d’Edwy Plenel (et de Mediapart)

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Non content d’avoir promu un prédicateur fondamentaliste misogyne (« c’est un intellectuel respectable »,  » je le lis, je l’écoute, je ne vois pas d’ambiguïtés »), tout en faisant passer ceux qui enquêtaient et alertaient pour des racistes (« Mélange de peur, d’ignorance et de préjugé, l’excommunication politicienne de Tariq Ramadan déshonore la France »), voilà donc qu’Edwy Plenel amalgame la couverture de Charlie Hebdo à une « affiche rouge » nazie et ceux qui critiquent son aveuglement idéologique à de la « haine »… Or c’est bien cet aveuglement, et non d’avoir tu des viols sans plaintes ou preuves, qui pose question. Au lieu d’admettre que ceux qui dénonçaient sa duplicité avaient raison, Mediapart continue de s’en prendre aux lanceurs d’alerte (sa revue dénonce les « ambiguïtés » d’Elisabeth Badinter). Quand il ne parle pas de « croisade » à propos de l’affaire Ramadan ou de mes alertes. Honteux.

Caroline Fourest

Capture d’écran 2017-11-08 à 08.08.18.pngQuelques souvenirs..

Et une petite vidéo.

Mais la SDJ de Mediapart a aussi quelque chose à dire…

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Pour revoir ce moment, stupéfiant.

 

 

Si Aylaan avait survécu et si tout le monde comprenait Charlie

On a le droit de critiquer ou de ne pas aimer un dessin de Charlie. L’honnêteté exige toutefois de tenir compte du contexte (un journal qui a publié plusieurs dessins pour dénoncer l’instrumentalisation raciste du drame des réfugiés, comme celui de Coco).

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Sans ce contexte, on ne comprend pas l’intention : nous horrifier en peignant de façon acide le changement de regard sur les réfugiés, passés du statut de victimes à celui d’agresseurs. Malheureusement, comme toujours, certains n’ont pas envie de lutter contre le premier degré.

Au moins, cette fois, font-il l’effort de répondre à des dessins par des dessins… Rien que pour cela, je trouve finalement assez Charlie la réponse de la Reine Rania de Jordanie, qui a publié un dessin où Aylaan aurait pu devenir docteur. Ou cet autre dessin imaginant Aylaan en futur Steve Jobs (il était le fils d’un immigré syrien)… Ce que nous aurions tous aimé, pour lui et sa famille.

Caroline Fourest

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