Ils changent le monde : Antonio Tajani

Ils changent le monde 2012

 

http://www.franceinter.fr/emission-ils-changent-le-monde-antonio-tajani

Notre puissant du jour est un homme dont on aimerait qu’il soit vraiment puissant. Au point de pouvoir, d’un coup de baguette magique, réindustrialiser l’Europe. Eh oui… Antonia Tajani est Commissaire européen aux Industries et à l’Entrepreneuriat. C’est aussi l’un des cinq vice-présidents de la Commission européenne qui compte 27 commissaires nommés par ses Etats membres pour veiller au droit de l’Union et si possible à l’intérêt de tous, chacun dans son secteur. L’industrie n’est pas le moindre des portefeuilles. Le secteur est tenu par quelqu’un qui ni n’est un bureaucrate ni un entrepreneur, mais un ancien officier de l’armée de l’air devenu journaliste après une maîtrise de droit. Il a couvert l’actualité politique au sein d’ Il Giornale, un quotidien marqué à droite. Avant de faire carrière en politique aux côtés de Sylvio Berlusconi et participé à la fondation de son parti, Forza Italia, puisqu’il a même été son porte-parole avant d’être élu au Parlement Européen en 1994 et d’y gravir peu à peu tous les échelons. A 59 ans, Antonio Tajani  ressemble à ces hommes politiques italiens classiques, costume bleu, cheveux grisonnants, poignée de main virile, et pratiquant volontiers la métaphore sportive. Mais il réserve quelques surprises, des surpassements dûs à la fonction de commissaire européen. Antonio Tajani est probablement considéré par la France et son ministre du redressement productif comme l’un des meilleurs alliés pour bâtir une forme de protectionnisme européen.

Il nous reçoit, entouré de son conseiller et d’une attachée de presse, au siège, assez impersonnel, de la Commission. Seul un crucifix de style baroque décore son bureau dans lequel il nous accueille. Dans le couloir, un magazine sur ses réalisations en tant que commissaire le montre en train de tenter de recharger son téléphone portable avec toutes sortes de chargeurs dépareillés… Peut-être une métaphore sur la difficulté à insuffler de l’énergie dans un projet européen qui compte vingt sept prises ? Et aussi sur le rôle, parfois plus modeste et plus technique qu’on l’imagine, d’un Commissaire européen…

 

 

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