Bio de Caroline Fourest

© Gilles Dacquin

Caroline Fourest est née le 19/09/75 à Aix-en-provence. Elle est essayiste, journaliste, éditorialiste, scénariste et réalisatrice.

Co-fondatrice et rédactrice en chef de la revue ProChoix (féministe, antiraciste et laïque) depuis 1997.

Parcours universitaire : DEUG d’histoire, maîtrise de sociologie à l’EHESS et DESS de communication politique à la Sorbonne.

Tout en poursuivant ses études, elle s’est mise à publier dès l’âge de dix-huit ans dans des journaux (Transfac, Têtu, L’événement du Jeudi…), ce qui lui a permis d’obtenir sa carte de presse dès l’âge de vingt ans. D’articles en enquêtes, elle s’est spécialisée dans l’étude des mouvements extrémistes et plus particulièrement intégristes. Un sujet sur lequel elle travaille depuis maintenant 14 ans.

Elle a écrit de nombreux essais sur l’extrême droite, l’intégrisme (juif, chrétien et musulman), le multiculturalisme et l’universalisme. Dont Tirs Croisés (Calmann-Lévy, 2003), Frère Tariq (consacré au décryptage du double discours de Tariq Ramadan, Grasset 2004), La Tentation obscurantiste (Grasset, 2005), Le Choc des préjugés : l’impasse des postures sécuritaires et victimaires (Calmann-Lévy, 2007), Les nouveaux soldats du pape (Panama, 2008), La Dernière utopie : menaces sur l’universalisme (Grasset, 2009) et Libres de le dire : conversations mécréantes (avec Taslima Nasreen, Flammarion, 2010).

Des essais remarqués, souvent publiés en poche et parfois traduits (an anglais et en arabe), qui lui ont valu le Prix national de la laïcité en 2005, le Prix du livre politique et le prix Jean Zay pour La Tentation obscurantiste en 2006, le Prix Aron-Condorcet en 2008, Le Prix de la Licra en 2010. La même année, La Dernière utopie a obtenu le Prix Adrien Duvand, attribué par l’Académie des Sciences Morales et Politiques à « l’auteur du meilleur ouvrage sur l’éducation civique et morale dans une démocratie ».

Journaliste engagée, elle a collaboré de façon régulière à Charlie Hebdo de 2005 à 2009. Elle a notamment activement participé au refus de censurer la publication des caricatures sur Mahomet. Son témoignage lors du procès intenté par des organisations religieuses a permis de défendre l’idée que les lois antiracistes ne devaient pas se transformer en lois anti-blasphème.

Elle a initié de nombreux manifestes, à des moments décisifs, en faveur de l’égalité, de la liberté ou de la laïcité. Comme le manifeste FURIE ! pour des « Unions libres et égalitaires » au moment du PACS (1997), le « manifeste des douze » contre le nouveau totalitarisme (2004), ou plus récemment une lettre ouverte aux autorités indiennes réclamant le maintien du visa pour Taslima Nasreen, qu’elle a finalement obtenu.

Pendant 4 ans, elle a enseigné sur « Multiculturalisme et universalisme » à Sciences-Po Paris. Elle siège au Conseil de la Fondation Anne Lindh pour le dialogue entre les cultures (Euro-Med)

Documentariste, elle a réalisé des films comme « Certifiées vierges » sur la reconstruction de l’hymen pour Envoyé spécial (France 2) en 2008, « La bataille des droits de l’homme » sur la conférence de Durban 2 et le Conseil des droits de l’homme en 2009 pour ARTE, « Des petits soldats contre l’avortement » en 2011 (Canal +) ou le très remarqué « Marine Le Pen : l’héritière » (15 décembre 2012 sur France 2).

Son dernier film, « Marine Le Pen, l’héritière »  n’a pas du tout plu à la présidente du Front national, qui a tenté d’excès des pressions pour empêcher sa diffusion. Il a connu un record d’audience malgré son heure tardive et a été salué pour sa qualité et sa rigueur.

Editorialiste, elle tient une chronique « Sans détour » tous les samedi dans Le Monde, ainsi qu’un « édito hebdo » tous les vendredi à 8h38 sur France Inter.