9 réflexions sur “No comment

  1. Bonsoir, Caroline.
    Tout d’abord, je vous présente tout mon respect sans ironie, ni pluriel, ni admiration béate.

    J’apprécie avant tout votre ton, posé et réfléchi.
    Je vous ai parfois vu à la télévision, ou écouté à la radio, interrompre votre interlocuteur par votre silence.
    Votre silence vaut toutes les diatribes et les bon mots puisqu’il réinstalle la raison au cœur des envolées passionées.

    Sur internet, il y a aussi raison et passion.
    Je suis connecté depuis 97 et je ne possède pas de télévision.

    Sur la toile, mille vérité s’offrent à nous, laquelle choisir?
    Je lis aussi bien Marianne, Challenge, le Nouvel Obs, Le Monde, le Figaro, El Pais, Siné&Charlie (ca tombe bien, j’aime à peu près tout le monde, là dedans, sauf Siné et Val) que Birembaum, Koz Toujours, Fontenelle, Article 11, le Bondy Blog, Bréve de police (parfois génial), journal d’un avocat, les sites des universités, des scientifiques et j’en passe…

    Or, je suis manuel.
    Je suis l’idiot qui redouble cent fois avant d’obtenir sans gloire son bac et qui se plante à la fac.
    Et qui finit artisan dans le bâtiment avec une espérance de vie de quinze ans inférieure à la moyenne.

    Mais j’ai pourtant une soif inextinguible de connaissance.
    Artisan, j’ai pas le temps de trainer les librairies, mon temps libre est très réduit, or, avec le net, il me semble possible de trouver rapidement, (lorsque l’on sait éviter les chemins creux) des pistes de réponses élaborée, argumentée, intéressante.

    Le tout étant de garder son esprit critique.

    Je suis de la campagne, j’y ai presque toujours vécu.
    Vous ne pouvez imaginer la nausée qui s’empare de moi quand j’arrive en ville et que je tombe sur la femme à poil qui veut me vendre une bagnole ou un portable dans un gigantesque panneau publicitaire.

    Je pense alors qu’en ville, il y a autre chose que ça… (pas grand chose, il est vrai)

    J’ai l’impression que vous avez la même nausée vis à vis d’internet.

    Pourtant, internet m’emprisonne moins qu’une télévision.
    Internet ne m’empêche pas d’ouvrir un livre ou un journal, ni de prendre le large dans la forêt ou dans l’océan.

    • Cher Tasmant,

      Merci pour ce commentaire. Détrompez-vous, j’adore Internet et c’est même là que j’ai écrit la plupart de mes éditos quand je n’avais pas d’autres espaces pour m’exprimer. Critiquer une utilisation non constructive d’Internet ne veut pas dire qu’on attaque l’outil, au contraire. C’est un moyen de contribuer à lancer un débat sur l’outil lui-même… Pour participer, dans l’espoir de le rendre le plus constructif possible…

      Allez voir le genre de commentaires que tout journaliste reçoit à longueur de journée, mettez vous une seconde à leur place, et vous comprendrez pourquoi la plupart sont vigilants…

      Pour ne citer que le dernier commentaire reçu, voici celui de Céline (julie.bretonne@laposte.net) : « Vous êtes payée combien pour faire votre job sur France Culture ?! Vous êtes une cireuse de pompe de la mondialisation et de l’aliénation totalitaire de l’Homme aux puissances d’argent. A votre place j’aurais honte de mes prestations. J’espère qu’ils facturent bien les frais d’honoraire ?! Fourest vous ne valez pas mieux que les Kapos des camps nazis !!! »

      Comment ne pas rêver d’un autre niveau de commentaires, ce que permet Facebook grâce à la fin de l’anonymat… Et pourquoi passer des heures par jour à répondre à ça ? Le feriez-vous à ma place ?

  2. Si vous pouvez lire l’anglais, Kevin Carson a sorti un article très intéressant sur l’état du journalisme traditionnel, et pourquoi l’internet doit être défendu.

    http://mutualist.blogspot.com/2009/01/in-defense-of-internet-journalism.html

    L’idée principale est que nous avons besoin de plus de controverse, et d’opinions plus marquées, plutôt que de nous en tenir toujours aux sources officielles et aux dépêches très neutres de l’AFP (entre autres). C’est le débat libre, sérieux, et surtout motivé, qui nous rapproche tous de la vérité, qui n’est pas toujours au milieu contrairement à ce que certains modéré-tistes voudraient que l’on croit.

    Dans cette optique Caroline, je déplore les messages haineux que vous recevez. Mais je suis sûr que vous ne les laissez pas vous toucher, car ces attaques sont totalement ridicules et infondées. Ce qui est souvent le cas des insultes, d’ailleurs.

  3. Il est hors de question, Caroline Fourest, de transformer votre blog en plate-forme incitant à la haine, il est question de mettre vos idées en débat PARCE QU’ELLES MERITENT DEBAT. Comment pouvez-vous juger de l’utilité des commentaires si vous fermez leur accès ? Comment voulez-vous évoluer et faire évoluer sans discussion ?

    L’essence de l’apport du Net est là, je vous le dis et le répète parce que c’est important pour vous de le comprendre, Caroline Fourest, vous continuez à vous focaliser sur les haineux qui sont de toutes façons TOUJOURS rejetés y compris par la communauté des commentateurs (car c’est cette communauté qui constitue le meilleur modérateur des blogs, c’est elle qui vous défendra le mieux contre les attaques haineuses, FAITES-NOUS CONFIANCE, bon sang de bois !, la grande majorité de ceux qui suivent votre blog n’est pas là pour vous attaquer mais pour discuter avec vous, et il est aussi important pour eux que pour vous de respecter cet espace de discussion parce qu’il constitue un point de rencontre exceptionnel) sans comprendre l’apport bénéfique pour tous (et donc y compris pour vous) que procure la discussion pour l’appronfondissement des thèmes que vous abordez.

    Frottez-vous aux commentaires libres, à la contradiction publique et constructive et vous peaufinerez vos arguments à une vitesse grand V, vous vous aiguiserez de plus en plus.

    Tentez l’expérience une fois, faites-le pour moi, mettez une de votre chronique en débat libre et vous découvrirez ce qui l’est bon d’appeler le miracle d’internet. Si vous n’y êtes pas sensible alors nous dirons que j’ai eu tort de vous écrire ceci.

  4. @ Franade : Chère Franade, je vous rassure. Chacune de mes idées est soumise à la critique, sur internet ou en dehors d’internet. J’ai donné je ne sais combien de conférences, je suis constamment en débats.

    Si des gens veulent sincèrement débattre, ils peuvent se connecter à Facebook, avec leur photo et en assumant leur identité.

    Une précision par rapport à ma chronique : Il ne s’agit pas d’un débat entre journalistes d’un côté et internautes de l’autre (je suis internaute et vous êtes peut-être journaliste !) mais entre deux conceptions du Web, qui fait partie des débats que je souhaite mener.

    1) Je suis pour la responsabilisation des auteurs de messages haineux ou de menaces

    2) Pour une auto-régulation libre du Net consistant à prôner les échanges plutôt sur Facebook que sur un mode anonyme

    3) Pour la responsabilisation des bloggers. Donc contre la culpabilisation destinée à faire accepter n’importe quel message ou commentaire sur un blog

    Vous avez le droit de ne pas être d’accord avec moi, et de l’écrire sur vos blogs, mais j’ai quand le droit de mettre en pratique mes convictions sur mon blog😉

    Bien à vous, CF

  5. bonjour.
    pardonnez de déposer un message à un endroit où il ne devrait pas être mais je ne trouve pas trace dans votre blog de l’article publié dans le monde du 9 janvier « Mon microcrédit ne connait pas la crise ». J’ai une question à propos du projet présenté dans l’article: vous indiquez que 1/ Kiva prend « un micro-pourcentage » de 10% sur les dons et 2/ et que le montant global des dons est de 48 millions de dollars (!)…faut-il comprendre que Kiva dispose en propre de 4.8 millions de dollars à l’issue de ces opérations? Pouvez m’éclairer, j’ai sûrement mal compris. Par avance merci. Et merci pour toute cette belle énergie dont vous faite preuve.
    Olivier Gapenne

  6. Bravo Caroline

    vous avez été pertinente et courageuse face à ce dangereux et fourbe prédicateur de ramadan . Il faut des journalistes comme vous .

    Christian

  7. Merci pour les pistes de réflexion que vous nous donnez! Ci-joint un article qui est dans la lignée de « Tirs croisés » ou comment démonter par l’absurde les thèses extrémiste.

    Bien à vous,

  8. Bonjour Caroline,

    Un simple petit mot pour vous faire part de mon admiration en ce qui concerne votre engagement littéraire. Je vous ai découvert en regardant l’émission dans laquelle vous apparaissiez sur France 5. J’ai beaucoup aimé le reportage sur Marine LE PEN. Je suis homosexuelle et j’ai tout de suite repéré votre profil. Je suis heureuse que notre communauté compte une personne telle que vous dans ses rangs. Bien respectueusement. Sophie CORTADA – JURA (DOLE)

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