Discriminations : la juste mesure

L’intensité du débat et la sagesse de la commission présidée par Simone Veil ont donc porté leurs fruits. En janvier, lors de son discours de rentrée, Nicolas Sarkozy s’orientait vers une politique de discrimination positive fondée sur des critères ethniques et religieux. Son plan pour la diversité rectifie le tir. Le président accepte de mettre son volontarisme politique au service d’une politique d' »égalité des chances réelle » privilégiant le « critère social », notamment le critère « boursier ». Ce qui permet d’aider les victimes du racisme concentrées dans les classes sociales et les territoires défavorisés, sans les enfermer dans une identité figée, sans flatter le différentialisme, et sans encourager la concurrence entre les victimes.

Certaines associations communautaires ne manqueront pas de dire leur déception. Pourtant, ni l’inscription du mot « diversité » dans le préambule de la Constitution ni les statistiques ethniques n’auraient servi l’égalité. Autant ces outils relèvent du passage obligé dans des pays ayant connu la ségrégation et donc les catégories « raciales », comme les Etats-Unis ou l’Afrique du Sud, autant cette voie aurait eu pour effet de légitimer un mode de pensée ethnique que l’antiracisme français souhaite précisément combattre. Puisqu’il caresse le rêve du droit à l’indifférence, et non le droit à la différence. En dépit des apparences, la première approche est beaucoup plus ambitieuse que la seconde. Le droit à l’indifférence rêve que chaque citoyen puisse être regardé comme un autre, et bénéficie de tous ses droits sans discrimination aucune. Le droit à la différence prévoit simplement de traiter équitablement des citoyens, sans renoncer à les regarder comme différents. On nous cite en exemple la réussite de Barack Obama, mais le nouveau président américain élu représente justement l’Amérique post-raciale, qui souhaite en finir avec l’assignation ethnique et retrouver le chemin de l’universalisme.

A l’inverse, comme l’a souligné Nicolas Sarkozy, le modèle républicain n’a jamais interdit de « faire plus pour ceux qui partent de plus loin ». Il existe déjà des programmes d’action positive (harkis, femmes, handicapés), plus ou moins pertinents. Dans le cas des discriminations racistes, le débat ne se situe pas entre immobilistes et volontaristes, mais entre partisans d’un volontarisme universaliste et partisan d’un volontarisme différentialiste. Preuve que la première voie est possible, le président de la République vient de proposer toute une série de mesures permettant de lutter contre les discriminations de façon énergique et ambitieuse sans générer d’effets pervers sur les identités. Mais il prévient… Il veut des résultats et se réserve la possibilité de retourner à une option plus anglo-saxonne si cela ne va pas assez vite. Bien qu’il ait écarté cette possibilité, rappelons donc en quoi les statistiques ethniques ne permettraient ni d’être plus efficace ni même de mesurer l’efficacité de ces politiques.

Les statistiques dites de la « diversité » ne mesurent pas les discriminations mais les discriminés. Les testings et les enquêtes sur les préjugés permettent déjà de savoir qu’il est plus difficile de trouver un logement ou un emploi lorsqu’on s’appelle Rachida ou Rama que Patrick. En revanche, le fait de compter le nombre de Noirs ou de Maghrébins dans une entreprise ne permet pas de s’assurer qu’aucun autre candidat n’ait été évincé pour des motifs discriminatoires. Soit que les blocages concernent d’autres critères, soit que les modèles positifs mis en valeur soient en fait des exceptions.

Ces statistiques présentent également l’inconvénient de laisser penser qu’il faut combattre les discriminations en fonction du nombre de discriminés, et non par principe. C’est un piège absolu. En 2006, le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) a commandé une enquête à TNS-Sofres pour savoir si les Noirs de France se sentaient victimes de racisme. Préventivement, Patrick Lozès, président du CRAN, avait réclamé 8 % de Noirs élus à l’Assemblée nationale. D’après ses estimations, en effet, les Noirs seraient aux alentours de 8 % en France… Or, d’après les résultats de cette enquête TNS-Sofres, on ne compte que 3,2 % de Noirs ayant plus de 18 ans en France. Si l’on suit cette logique (basée sur la représentativité et non l’égalité des chances de chaque candidat), il faudrait donc limiter à 3,2 % le nombre de Noirs élus à l’Assemblée. Georges Frêche ne dit pas autre chose lorsqu’il estime qu’il faut augmenter le nombre de Blancs dans l’équipe de France… C’est l’un des effets pervers d’une approche qui confond la diversité comme moyen d’accéder à l’égalité avec un objectif en soi. En politique, cela revient à ne plus se préoccuper de lever les obstacles sur la route individuelle des candidats hors norme pour qu’ils puissent incarner – comme les autres – la France (logique d’égalité). Mais à les charger au contraire d’incarner une minorité au sein de la nation, comme s’ils étaient l’ingrédient d’un cocktail exotique (logique de la diversité).

Reste à savoir comment mesurer les « résultats » du plan diversité… Il existe un moyen audacieux de compter sans assigner ni stigmatiser les minorités. A la télévision, en politique, comme dans les entreprises. Au lieu de compter le nombre de Noirs, de juifs, de femmes, d’homosexuels ou d’unijambistes, il suffit de mesurer la proportion d’hommes blancs, hétérosexuels, valides, de culture catholique et de parents aisés. Et voir si leur taux commence enfin à baisser.

Caroline Fourest
Paru dans Le monde du 19/12/08

21 réflexions sur “Discriminations : la juste mesure

  1. Dans votre Carte Blanche du 19 décembre, vous indiquez « qu’il est plus difficile de trouver un emploi ou un logement lorsqu’on s’appelle Rachida ou Rama que Patrick ».
    Votre exemple m’a interpellé car vous avez choisi un prénom breton et non un prénom français comme vous le pensiez probablement. Or il fût un temps où porter des prénoms bretons renvoyait à des images que vous connaissez bien et qui ne facilitait ni la recherche d’un emploi ni celle d’un logement. D’un côté le Breton noyé dans l’alcool; de l’autre la prostituée ou la bonne bretonne (Bécassine). Cela par le fait d’une colonisation qui n’a jamais su dire son nom. L’Union Démocratique Bretonne (UDB), parti autonomiste de gauche, l’avait justement dénoncée dans les années 70 dans une brochure intitulée « Bretagne=Colonie ».
    Mais les préjugés sont vivaces et pendant longtemps les porteurs de prénoms bretons ont souffert de discriminations. Quand ils étaient autorisés à les porter car l’Etat Français les a interdit pendant longtemps ( loi du 11 germinal AN II). Souvenez-vous dans les années 50-60, la lutte des Bretons comme Jean-Jacques Le Goarnic pour obtenir le droit de donner des prénoms bretons à leurs enfants. On ne songerait plus aujourd’hui à appliquer à Rachida et à Rama cet ostrascime et pourtant on l’a fait pour les Bretons!

    Youenn-Fanch Ar C’hoadig (en français Yves-François LE COADIC)!

    • En fait, j’ai choisi Patrick pour faire comme Patrick Devedjian, qui pour le coup a eu plus de mal à entrer au gouvernement que Rama, Rachida ou Fadela…

  2. Bonjour,

    Je lis toujours avec un grand intéret vos publications et chroniques, que je suis avec assiduité, et je tiens d’abord à vous remercier pour vos prises de position et votre ton .
    J’en apprécie vivement la clarté et la grande rigueur de vos analyses.
    Je regrette un peu de ne pas vous avoir adressé cette déclaration d’amour ( intellectuel ) avant , puisque ce qui me pousse aujourd’hui à vous écrire est une incompréhension .

    La premiere . Ca fait une drôle d’impression !

    Choc : Caroline Fourest se prononce en faveur de la discrimination positive et semble même avoir toujours été pour l’adoption de quotas…

    Non seulement cela m’avait échappé , mais en plus je suis « a priori » surprise de votre adhésion à ce type d’outil.

    Je vous suis completement, precisons-le, sur le droit à l’indifférence et la necessité d’un travail actif pour la disparition des discriminations quelles qu’elles soient et l’égalisation des chances .

    C’est le moyen des quotas et des discriminations positives que je trouve
    artificiel et auquel je ne parviens pas à imaginer le réel impact …
    Je n’y vois, malgrès mes efforts jusqu’à présent qu’une bien pauvre rustine ayant pour effet la creation d’exceptions, d’exemples, une société inégalitaire truffée de Rama et de Rachida . Voire de Fadela .

    Oui , nuance importante, les criteres ne sont pas les memes, et le rapport Veil a bien fait d’éviter cet ecueil dangereux.
    Ce seront des critères sociaux et non plus raciaux ou sexistes, ou cultu(r)els.

    Mais j’ai bien peur que ce systeme ne fasse que recréer le meme type de cas, des figures populaires ayant réussi dans un domaine réservé à un élite sociale (à l’instar des diplomés de science po n’ayant pas le profil habituel , qui s’entendent encore dire qu’ils sont la parce qu’ils font partie des quotas …. )
    venant encore creuser , finalement, le fossé entre les parcours « normaux » et les parcours « atypiques » voire « aidés » …
    C’est pourquoi je m’etonne de votre accueil enthousiaste de ces mesures.
    Il y a là sans aucun doute quelque chose qui m’échappe .

    Alors que je vois très bien l’impact qu’ont les représentations culturelles et leur promotion dans les cadres mediatique et pedagogique ,
    je suis vraiment perplexe quant à l’efficacité réelle des quotas dans la lutte contre les discriminations et les inégalités .

    Je vous écris donc pour vous demander si vous avez déjà écrit un article développant les raisons de votre adhésion au principe des quotas qui me permette de mieux la comprendre, voire vous suggérer d’en écrire un en usant de tout votre talent didactique : )

    Je vous remercie de m’avoir lue,
    Bonne continuation .

    • Relisez bien l’article et le discours de Sarkozy. Aucune de ces mesures ne relèvent de la discrimination positive sur critères ethniques ou religieux… Il s’agit que de mesures volontaristes (appelées discrimination positive par le président pour ne pas donner le sentiment de reculer) destinées à lutter contre les inégalités sociales et territoriales, de façon d’ailleurs insuffisante (puisqu’il faudrait réellement rééquilibrer la dotation urbaines pour y arriver). Cette politique n’est pas nouvelle, c’est ce que l’on fait avec les ZEP, et je suis pour… C’est aussi républicain que l’impôt ou la redistribution des richesses, tant que le concours d’arrivée est le même pour tous, il n’y a aucun mal à accorder des bourses et des coups de pouce vis-à-vis de ceux qui partent de plus loin… Encore une fois, à condition qu’il s’agisse de critères sociaux et non ethniques.

  3. Merci pour ce texte : les statistiques de la diversité, si cela a un sens, devraient aboutir à soixante millions de catégories, et ce serait juste : je suis le semblable de tous les humains, et différent de chacun. Plus concrètement, une de mes amies, française d’origine marocaine, ( berbère ou arabe, je ne sais, mais sans doute « métissée » arabo- berbère!) a un enfant avec un Ivoirien : dans quelle catégorie range t on l’enfant ? Une autre a un ami juif. On classe comment leurs enfants ? Et les Juifs, c’est une catégorie ? certains d’entre eux se sentent victimes de discriminations . Faut il en faire une catégorie ? Et les Corses, les Auvergnats ? les sino-américains ? les suédo-italiens sont ils de la même ethnie que les polono-bretons ?
    Nous allons vers un monde métissé et multiple. Les discriminations sont réelles et flagrantes, mais nous le savons bien. Il vaut mieux agir que compter, surtout quand les effets pervers du décompte sont tellement prévisibles. A ma connaissance, les plus grands demandeurs sont les chercheurs en sciences sociales, parce que cela permet de faire des thèses à aspect scientifique, mais ce n’est pas une raison suffisante pour ouvrir une telle boite de pandore

  4. Content de voir que les commentaires sont desormais ouverts. Je partage votre analyse bien qu’on souhaiterait vous voir vous l’appliquer, vous qui etes tres presentes dans les medias audio-visuels, ou la qualite des debats fait souvent defaut.

  5. Je me permets d’utiliser cet espace pour vous attaquer quelque peu. Ce sera du hors sujet, néanmoins je vous aurais envoyé cela par email si cela avait été possible.

    J’ai lu que vous aviez fait l’apologie de Gregorius Nekschot, que vous appelez caricaturiste. Ses caricatures sont clairement racistes et stéréotypées. Quelque soit le contexte, elles doivent être combattues, décortiquées, ridiculisées. Il ne peut pas y avoir de demi-mesure. Il y a le faux et le juste, et les lâches qui veulent couper la poire en deux.

    La seule action envisageable est l’attaque la plus féroce possible. Et pourtant vous lui rendez visite, ce qui est incompréhensible. Etes-vous opposée au racisme ? Le contexte d’un pays permet-il de justifier votre apologie du racisme de Nekschot, et même, justifie-t-il son racisme à lui ? Alors pourquoi vous comportez-vous de façon aussi intolérable ?

    ———

    Pour ce qui est du plan Sarkozy, la discrimination positive existe depuis les années 60 aux Etats-Unis, et je crois qu’on connaît la situation merveilleuse de la communauté noire. « Le problème, c’est le système. »

    • Bonjour. Si vous avait bien lu mon article, je n’ai justement pas fait l’apologie des dessins de Nekshot. Je les trouve en effet souvent répétitifs et stéréotypés, bien qu’il soit simplificateur de les réduire tous à du racisme. Je l’ai vu pour l’interviewer, en tant que journaliste de Charlie Hebdo, parce que la police venait de saisir ses affaires et le mettre en garde à vue à la demande d’un imam intégriste, au risque de l’exposer à des menaces de mort comme Ayaan Hirsi Ali et Théo Van Gogh, pour des dessins publiés… sur son blog ! C’est la même disproportion que dans l’affaire Vittorio de Filippis…

      On a le droit de ne pas aimé ses dessins, mais il faut garder le sens de proportion. Un dessin reste un dessin. Je suis pour que l’on puisse poursuivre certains dessins parus dans la presse s’ils sont clairement racistes et haineux, mais pas pour qu’on traite un dessinateur comme un criminel à la demande d’un professionnel de l’incitation à la haine…

      En espérant que vous comprendrez un peu mieux ma position.

  6. « Je les trouve en effet souvent répétitifs et stéréotypés, bien qu’il soit simplificateur de les réduire tous à du racisme. Je l’ai vu pour l’interviewer, en tant que journaliste de Charlie Hebdo, parce que la police venait de saisir ses affaires et le mettre en garde à vue à la demande d’un imam intégriste, au risque de l’exposer à des menaces de mort comme Ayaan Hirsi Ali et Théo Van Gogh, pour des dessins publiés… sur son blog ! C’est la même disproportion que dans l’affaire Vittorio de Filippis…

    Un dessin reste un dessin. Je suis pour que l’on puisse poursuivre certains dessins parus dans la presse s’ils sont clairement racistes et haineux, mais pas pour qu’on traite un dessinateur comme un criminel à la demande d’un professionnel de l’incitation à la haine… »

    Pour commencer, je vous remercie d’avoir pris le temps de répondre.

    Oui je comprends mieux. J’aurais quelques choses à ajouter. Ce n’est pas la garde à vue qui pourrait amener les menaces de mort, mais plutôt les dessins stéréotypés eux-mêmes. Egalement, leur côté répétitif n’est qu’un problème mineur à côté du message qu’ils transmettent.

    Je crois que vous vous méprenez sur mon compte. Je refuse que qui que ce soit soit amené devant les tribunaux, quelque soit ce qu’il a pu dessiner ou écrire, y compris les pires élucubrations racistes.

    Dans la situation actuelle, le contenu de ce que l’on dit, et notre droit à le dire sont mélangés, alors que ce sont deux choses très différentes. J’ai aussi remarqué que certaines personnes interprètent de vives critiques comme des tentatives de censure. Après la tornade de protestation qui a suivi les remarques de Zemmour, ce dernier a déclaré qu’il ne se laisserait pas faire par la « police de la pensée. »

    Mais à ce que je sache, personne n’a utilisé autre chose que la parole pour s’attaquer à lui. Il garde son poste à la même émission. Seule la liberté d’expression a été utilisée à son encontre, pourtant lui parle de censure. Vous voyez bien que cela n’est pas naturel.

    De la même manière, il semble que vous concédiez l’action judiciaire contre les racistes, parce que je suis totalement opposé à leur idéologie.

    Mais c’est le contraire, je ne veux pas le tribunal, même pour les racistes. J’aimerais plutôt que l’on arrête d’avoir à défendre leur droit de s’exprimer, qu’on puisse enfin les attaquer aussi durement qu’on le souhaite, sans pour autant que l’on prenne ces attaques pour une remise en cause de leurs libertés.

  7. Bonjour Caroline Fourest, j’espère que vous allez bien…. Tout d’abord, Joyeux Noël à vous🙂 , ainsi qu’à tous les internautes qui visitent votre Blog🙂 …..Ensuite merci de défendre la Laïcité contre les intégrismes religieux et autres communautarismes.. Merci de défendre la Laïcité contre tous celles et ceux qui voudraient l’utiliser, comme prétexte, à des fins racistes (ex: l’islamophobie)…. Bonne continuation à vous🙂

  8. Bonsoir,

    Je suis heureux de constater qu’il est maintenant possible de mettre des commentaires sur votre blog. C’est à peu près clair que certains vont se déchainer ici, mais vous confronterez aussi vos idées avec ceux qui vous écoutent et j’ose espérer que vous y trouverez une source d’enrichissement personnel.
    J’ai été frappé par le discours de N. Sarkozy devant le parterre de l’X. Il a vanté notamment l’entrée des jeunes issus de milieux défavorisés dans les classes préparatoires aux grandes écoles. A côté de son pupitre, il me semble avoir vu un de ses ministres. C’est peut être anecdotique mais cela me rappelle un souvenir. Avant 1995, il y avait en France un différent système pour le bac, avec des filières D et E que vous avez du connaître. Beaucoup de fils d’ouvriers suivaient ces filières, et l’on avait créé justement pour eux des filières d’excellence (sup et spé) qui leur permettait de « pousser » davantage leurs études. C’était un moyen de leur faire changer de « classe sociale », et alors l’X et normale Sup devaient avoir 20% de recrutement dans ces catégories sociales.
    En 1994, un homme, qui allait devenir ministre, a eu l’idée géniale de supprimer ces classes (leur dénomination exacte était « T » et « T' » pour « technique »). A l’époque il agissait au nom de la lutte contre la discrimination et de l’harmonisation des formations (officiellement) et pour faire des économies budgétaires (officieusement). Je vous laisse deviner de qui il s’agit, mais je vous donne une petite indication pour vous aider. C’est le seul ministre de la Vème république qui ne peut pas comprendre comment marche la règle de 3…

    Meiileurs voeux pour 2009.

  9. Bonjour,

    Merci pour cet article et tous les autres que je trouve toujours passionnants.

    Je me permets juste de vous dire que je trouve votre dernière phrase un peu dangereuse car elle est discriminatoire.
    Les personnes qui proviennent de milieux aisés ont toujours mieux réussi que les autres, par définition. C’est regrettable et je suis totalement favorable aux politiques d’intégration des milieux moins aisés. Nous sommes en France, pays qui a eu longtemps (si ce n’est encore le cas) une population à majorité catholique et donc pour faire appliquer votre dernière phrase, il faudrait soit discriminer ces personnes issus de ces familles françaises, soit promouvoir une immigration massive pour les rendre minoritaires? J’imagine bien que vous ne faite la promotion d’aucune de ces deux solutions, mais c’est en tout cas l’une des façon dont on peut interpréter votre phrase.

  10. Je vous trouve, après avoir visionné vos vidéos sur « Nom de Dieu », impressionante et rare!
    Bien à vous
    Jim

  11. Chère Caroline..
    Cela fait longtemps que je lis avec assiduité vos écris, ici et sur Facebook.
    Je tenais à vous présenter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année.. Que 2009 vous donne encore de bonnes insprations, que je puisse lire avec délectation !
    Amitiés
    Christelle
    Ps: Je ne me suis jamais présentée à vous..Je suis une des marcheuses et ex Vice Présidente de Ni Putes Ni Soumises…
    J’en profite pour vous remercier de votre soutien auprès de Safia !

  12. Bravo pour votre chronique de ce matin 2 janvier sur France -Culture. Vous avez dit ce qu’il fallait dire et votre analyse se caractérise par son intelligence.

    bonne année 2009

  13. Bonjour Caroline Fourest, j’espère que vous allez bien…. Je vous souhaite une Bonne année 2009 à vous🙂,.. ainsi qu’une Bonne santé pour 2009🙂 …….Bonne année 2009🙂 ainsi qu’une Bonne santé🙂 également à tous les internautes (habitués ou pas) qui visitent votre Blog…. Continuez de défendre toujours aussi brillement la Laïcité en 2009, on compte sur vous😉 …..Bon week-end à vous🙂

  14. je viens d’écouter votre intervention sur RTL face à Soral. Franchement ce type est tellement navrant que je me demande pourquoi vous avez accepté de participer à ce vain duel.
    Depuis fort longtemps, je vous lis , je vous écoute sur les différentes télés et radios, je m’informe via le site de pro-choix, je ne suis pas toujours d’accord avec ce que vous dites mais j’admire votre rapidité d’esprit, le ton posé que vous utilisez malgré la bassesse de certaines attaques, et la clarté de vos explications. Peut-être ai-je manqué quelques interviews mais il me semble que vous savez n’être pas véhémente pour être convaincante. Toutes les intellectuelles ne savent pas garder ce sang froid qui vous rend crédible.
    Cette petite déclaration en forme de bon voeux pour cette si dure année 2009, prenez bien soin de vous. Et merci de continuer à défendre la laïcité.

  15. Bravo pour votre calme face à Soral. Merci de continuer à expliquer, patiemment.

  16. En parlant de ce débat que je viens d’écouter, je trouve juste que Charlie Hebdo, depuis l’affaire Siné, a un peu perdu de sa crédibilité…A part ça, quel massacre en effet, Soral est consternant, très confus, se contredit…pathétique.

    Il me semble tout de même que Philppe Val s’est empressé de virer Siné, comme on se débarrasse d’un grand-père incontinent et gâteux, pour une phrase insignifiante à propos du mariage de Jean Sarkozy, « il ira loin ce petit » qui peut être interprétée de 100 façons différente…et on ne peut que confirmer en effet que ce garçon ira loin, mariage ou pas avec la fille du propriétaire de Darty, qui est Juif.

    Cela m’a profondément déçu…

  17. Moi je suis catho, blanc, hétéro ET JE T’EMMERDE AVEC TA DIVERSITE GROS FION !
    Les muzz et toi, pouffiasse, on vous défoncera la gueule

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