Archives de la catégorie ‘Films et documentaires’

Qui est Jeunesses nationalistes ?

avril 11, 2013

Qui sont les enragés derrière les manifestations anti-mariage pour tous ?

Revoyez les "Enragés de l’identité" (diffusé sur France 5) avec focus sur Jeunesses nationalistes et le Bloc identitaire…

http://rutube.ru/video/098ef76385f71876aedec9c98b71d216/

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"Nos seins, nos armes !"

mars 5, 2013

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Elles sont provocantes et en colère.

Elles protestent seins nus et partent en guerre contre le patriarcat, les dictateurs, la prostitution, et les religions !

Ces guerrières sont le nouveau visage du féminisme, leurs corps sont devenus leurs armes.  Et elles sont prêtes à payer le prix de ce combat par la prison ou l’exil.De la fuite d’Inna Schevenko, 22ans, leader des FEMEN à celle d’Aliaa El Madhdy, 21 ans  menacée de mort pour avoir dénoncé le sexisme en Egypte en posant nue sur Internet, ce film raconte l’histoire réjouissante et parfois violente d’un mouvement désormais planétaire.

Un film de Nadia El Fani et Caroline Fourest. 

Diffusion :  mardi 5 mars à 22H45 sur France 2.

REVOIR LE FILM EN VOD :

http://www.france2.fr/emissions/infrarouge/diffusions/05-03-2013_34249

 

Les enragés de l’identité

février 19, 2013

Divisée entre les identitaires et les ultra-nationalistes, cette mouvance, à droite du Front national, s’est fait connaître à coups d’« apéros saucisson pinard » et d’opérations « coup de poing » contre la mosquée de Poitiers, ou encore lorsque les gros bras des Jeunesses nationalistes ont passé à tabac des militantes féministes Femen lors d’une manifestation organisée contre le mariage pour tous. Qui sont ces groupes, quelles sont leurs différences ? Comment expliquer l’évolution de cette mouvance radicale, parfois passée de l’antisémitisme et du régionalisme à un discours pseudo-républicain mais, surtout, anti-Islam ?

Les réseaux de l’extrême – Les enragés de l’identité – 19 février 2013 – France 5 – Vidéo Dailymotion.

Les radicaux de l’Islam

février 13, 2013

Comme pour chaque volet de cette série, Caroline Fourest construit son enquête en plusieurs temps. Ceux de l’explication et du décryptage, et enfin celui de la confrontation. Celle-ci a lieu avec l’imam fondamentaliste Tareq Oubrou, de Bordeaux. Auparavant, la journaliste a interrogé Séverine Labat, chercheuse au CNRS : « L’islamisme n’est pas une religion, c’est une idéologie politique à base de religieux… Il y a presque autant d’islamismes que d’islamistes. »

Il faut pourtant distinguer deux idéologies : celle des Frères musulmans, créés en Egypte en 1928 par Hassan el-Banna, le grand-père de Hani et Tariq Ramadan, et le salafisme, qui connaît deux tendances. D’un côté, les fondamentalistes qui prônent un recul de la sécularisation, de l’autre, les djihadistes qui veulent par la violence imposer un Etat islamiste à la société. « Les musulmans laïques, ce sont les pires pour eux, parce que ce sont des frères qui ne sont pas dans la ligne… Les principales cibles des djihadistes, ce sont les musulmans. »

Hassen Chalghoumi, l’imam de la mosquée de Drancy, le sait bien, lui qui incarne cet islam apaisé. Sous protection policière, il continue de résister à la propagande des tenants d’un islam radical qui développe une rhétorique antisémite et antilaïque. Il n’hésite pas à dénoncer un double discours : « Ils sont très intelligents, ils ont la langue des politiques. » Une stratégie que Caroline Fourest propose de décoder, en décortiquant le fonctionnement de l’UOIF (Union des organisations islamiques de France), cette branche fondamentaliste et politique de l’islam, et celui de l’école de pensée de ses dirigeants et prédicateurs, celle des Frères musulmans. Un mouvement politique qui pratique la réislamisation par le bas via l’encadrement éducatif et social.

Enquête dans les réseaux extrémistes

février 12, 2013

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Journaliste, chroniqueuse et essayiste, Caroline Fourest étudie depuis près de quinze ans les mouvements extrémismes et les intégrismes religieux sur lesquels elle a publié notamment : Frère Tariq (Grasset, 2004), La tentation obscurantiste (Grasset, 2006), Libres de le dire, entretien croisé avec Taslima Nasreen (Flammarion, 2010) ; ou encore avec Fiammetta Venner : Tirs croisés, la laïcité à l’épreuve des intégrismes juif, chrétien et musulman (Lattès), Marine Le Pen (Grasset, 2011).

Aujourd’hui, mue par un souci didactique aussi bien que citoyen, elle prolonge ce travail à travers une excellente série documentaire (4×52 mn) consacrée aux "Réseaux de l’extrême".

Cette série est née, dites-vous de la difficulté qu’a la télévision à rendre compte de ses réseaux extrémistes. D’où vient cette difficulté ?

Simplement du fait que la télévision repose sur l’image et que la propagande se joue aisément de l’image. Il est difficile de passer de la communication d’apparence à la réalité de l’idéologie d’un mouvement ; en tout cas de montrer l’apparence que ces réseaux veulent en donner. Pour y parvenir, il faut une grande diversité de sources afin de présenter les multiples facettes qui composent un mouvement. D’où l’idée de cette écriture mêlant à la fois les sources, un fil rouge didactique, des rencontres avec des experts, des images issues d’internet, des bulletins de propagande, le recours parfois à la caméra cachée et des reportages.

Combien de temps avez-vous mis pour mener à bien cette enquête ?

J’ai envie de vous dire depuis dix ans car pour savoir où trouver la source qui est la plus parlante et qui démasque une communication d’apparence, cela demande des années de travail. Dans ma besace, je possédais déjà énormément d’éléments qu’il a fallu que je trie pour sélectionner ceux qui me paraissaient les plus utilisables en télévision. Ensuite, il fallait réfléchir sur la forme que prendraient ces films ainsi que sur les réseaux que nous allions décortiquer.

Justement, comment s’est opéré le choix de ces quatre mouvements ?

J’ai proposé une liste de sept, puis après une discussion avec les gens de France 5 nous l’avons réduite à quatre. Avec de façon évidente, " Les Enragés de l’identité " et " Les radicaux de l’Islam " qui se situent aux deux bouts du spectre des mouvements extrémistes, et se renforcent mutuellement.

Nous aurions pu traiter des intégristes catholiques mais nous leur avons préféré " Les Obsédés du complot " car cette série s’adresse à ceux qui, éventuellement séduits par des producteurs d’informations sur Internet mal intentionnés, peuvent avoir envie de savoir qui leur parle. Enfin, nous voyons bien que le conflit israélo-palestinien revient régulièrement dans des débats, d’où mon désir de traiter ensemble – ce qui est rare à la télévision – les ultras pro-sionistes et les ultras antisionistes.

Avec ces quatre films, je pense que l’on fait à peu près le tour de ceux qui sont les producteurs de tensions et de propagande les plus actifs dans le débat public et sur la toile. Et aussi les plus nocifs pour défaire le vivre-ensemble, crisper les identités, monter des groupes de citoyens les uns contre les autres et semer la défiance anti-démocratique.

Les "Enragés de l’identité" est le groupe le plus important selon moi, il possède grâce à Internet, une large caisse de résonance. A travers l’enquête menée ici, nous réussissons à démontrer que la stratégie de communication assez efficace et séduisant du Bloc identitaire sur l’Islam – notamment à travers les actions contre les Quick Hallal ou les prières de rue – masque en réalité le renouveau d’un mouvement qui vient de très loin : de l’extrême-droite la plus classique ; et d’une obsession très ancienne qui est la défense de la France blanche.

Chaque film décortique les différents groupes et tendances qui les composent…

En effet, mon objectif était de restituer le nuancier de ces différents groupes. Souvent en télévision, faute de temps, on privilégie un et l’on met ensuite tout le monde dans le même panier. Une de mes grandes fiertés avec cette série est montrer ce qui différencie les salafistes djihadistes, les salafistes séparatistes et les Frères musulmans ; ou les ultranationalistes, type " Jeunesse nationaliste ", des militants du Bloc identitaire.

… et s’achève sur un débat-confrontation.

Cela est né d’une frustration que j’ai ressentie au cours des débats que j’ai pu faire à la télévision. Même si je suis tenue pour quelqu’un qui s’en sort bien face à toute sorte de démagogues, de populistes ou de gens capables de mentir ou ruser pour dissimuler des procédés intolérants et destructeurs pour le vivre-ensemble, je sais à quel point il est difficile de les démasquer lors d’un débat. Car cela ne peut demeurer qu’un débat d’apparence, assez superficiel. Ici la confrontation à lieu après avoir donné aux spectateurs les clés pour comprendre ce qui relève du discours masqué et réel ainsi que des objectifs. Cette confrontation est l’aboutissement du film.

Le film consacré aux "Radicaux de l’Islam" s’achève sur une discussion plus qu’une confrontation avec Tareq Oubrou, l’imam de la mosquée de Bordeaux.

Si j’avais pris Tariq Ramadan avec lequel j’ai déjà été confrontée ou son frère Hani, nous aurions été malheureusement dans un débat de mauvaise foi totale. Je les pratique suffisamment pour savoir que leur maîtrise du double discours est totale. Par ailleurs, ils font de telles pressions et posent de telles conditions, que ceux ne sont pas des gens à qui on peut faire réellement confiance. Et puis, sur un sujet aussi compliqué que l’Islam, j’avais envie de proposer avec Tareq Oubrou, qui est néanmoins membre de l’UOIF (Union des organisations islamiques de France), un intermédiaire pour lequel j’ai un minimum de respect intellectuel. Avec lui, nous terminons ainsi sur une note apaisante et constructive.

Sur le plan esthétique, cette série est construite comme une balade urbaine. Une manière d’alléger votre propos ?

Avec Olivier Lemaire, le directeur artistique et Rachel Kahn, la productrice, nous désirions avoir en fil rouge de belles images afin d’offrir des bouffées d’oxygène aux spectateurs. Ces balades qui restituent la vie d’un enquêteur permettent aussi d’insérer des commentaires et des éclairages didactiques, car il est essentiel que le public se retrouve au milieu de tous les noms et toutes définitions donnés.

Diriez-vous que votre démarche est à la fois pédagogique et citoyenne ?

Le journalisme est avant tout une pédagogie. Et l’énergie que l’on met pour l’être, notamment envers les démagogues, il faut la puiser dans une volonté citoyenne.

Avez-vous d’autres projets en cours ?

Je suis en train de terminer le montage d’un documentaire diffusé sur France 2 en mars et consacré au groupe féministe Femen. J’espère qu’il sera remarqué pour l’énergie qui s’en dégage. Ce fut un vrai bonheur de travailler en même temps sur ces deux projets si différents. D’un côté, il y a une écriture très tenue qui décortique pour dévoiler ; de l’autre, c’est un film "coup de cœur", plein de force avec moins de commentaires et davantage de scènes de vie. Ce sont deux exercices très différents, très équilibrants et aussi très épanouissants.

Les Réseaux de l’extrême, de Caroline Fourest (France, 2013, 4x52mn). A partir du 5 février sur France 5, tous les mardis à 20 h 35.

LE MONDE TELEVISION | 06.02.2013 à 17h33 • Mis à jour le 07.02.2013 à 12h09

Les obsédés du Complot

février 9, 2013

Ils lisent le monde à travers des complots. A chaque événement, les médias sont soupçonnés de ne pas dire la vérité… Ils croient en des auteurs comme Thierry Meyssan, passé de la défense de la laïcité à celle de l’ayatollah Khomeyni. Ils croient au complot sur le 11 Septembre, à celui visant à remodeler le Moyen-Orient.

Ils croient aux mercenaires, souvent à la solde de l’Iran ou de la Syrie, qui leur expliquent le monde comme un roman policier. Qui sont-ils ? Pourquoi ont-ils tant de succès ? 

Les clefs pour comprendre dans ce documentaire, rare, signé Caroline Fourest. Diffusé dans le cadre d’une série de films sur "Les Réseaux de l’extrême" dans la case "Le Monde en face" pour France 5.

Diffusion : mardi 5 février 2013 à 20.35 sur France 5

Les Réseaux de l’extrême

février 9, 2013

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Carole Gaessler présente, dans Le Monde en face, une série documentaire exceptionnelle réalisée par Caroline Fourest. La journaliste propose une enquête en quatre volets au cœur des mouvements radicaux qu’elle analyse depuis quinze ans.

Ils empoisonnent le débat public, les forums sur Internet et détruisent le vivre-ensemble. Eux, ce sont les « réseaux de l’extrême », des tribus d’internautes soumis à des mercenaires de la propagande passés maîtres dans l’art de désinformer pour mieux faire monter les tensions, radicaliser les identités et semer le soupçon contre les médias ou la démocratie. La journaliste Caroline Fourest, qui travaille sur les mouvances extrémistes depuis plus de quinze ans, a décidé de décortiquer leurs codes, d’en dévoiler les coulisses et de les décrypter.

Au travers de quatre documentaires incarnés et urbains d’un genre nouveau, ­Caroline Fourest mène l’enquête : rencontres avec les meilleurs décrypteurs, diffusion d’images souvent inédites en télévision… Elle démasque ainsi leurs méthodes de propagande et se confronte à leurs membres.

Tous les mardis, du 5 au 19 février, à 20H35 sur France 5

Les épisodes

LES OBSÉDÉS DU COMPLOT

Ils lisent le monde à travers des complots. A chaque événement, les médias sont soupçonnés de ne pas dire la vérité… Ils croient en des auteurs comme Thierry Meyssan, passé de la défense de la laïcité à celle de l’ayatollah Khomeyni. Ils croient au complot sur le 11 Septembre, à celui visant à remodeler le Moyen-Orient. Ils croient aux mercenaires, souvent à la solde de l’Iran ou de la Syrie, qui leur expliquent le monde comme un roman policier. Qui sont-ils ? Pourquoi ont-ils tant de succès ? Diffusion : mardi 5 février 2013 à 20.35

LES RADICAUX DE L’ISLAM

Qu’ils soient salafistes ou Frères musulmans, ils forment la planète de ceux qui placent leur vision de Dieu au-dessus des hommes. Ce film explore et explique les nuances politiques de ces deux courants de l’islam avec une attention toute particulière portée à la différence entre le réformisme fondamentaliste et stratège des Frères musulmans et la démarche des salafistes. A travers le combat d’un imam, Hassen Chalghoumi, courageux résistant à la propagande des tenants de l’islam politique, antisémite et antilaïque, puis à travers un décorticage minutieux de l’UOIF, ses prédicateurs et ses modèles. Diffusion : mardi 12 février 2013 à 20.35

LES ENRAGÉS DE L’IDENTITÉ

Divisée entre les identitaires et les ultra-nationalistes, cette mouvance, à droite du Front national, s’est fait connaître à coups d’« apéros saucisson pinard » et d’opérations « coup de poing » contre la mosquée de Poitiers, ou encore lorsque les gros bras des Jeunesses nationalistes ont passé à tabac des militantes féministes Femen lors d’une manifestation organisée contre le mariage pour tous. Qui sont ces groupes, quelles sont leurs différences ? Comment expliquer l’évolution de cette mouvance radicale, parfois passée de l’antisémitisme et du régionalisme à un discours pseudo-républicain mais, surtout, anti-Islam ? Diffusion : mardi 19 février 2013 à 20.35

LES NAUFRAGÉS DE SION

Enquête sur les mouvements radicaux obsédés par le conflit israélo-palestinien. Qui sont-ils ? Le film propose un décryptage de ces nébuleuses ultra-antisionistes (Les Ogres, réseau Dieudonné, Indigènes de la République) et ultra-sionistes (LDJ et réseau anti-Eurabia) en s’appuyant sur la parole d’experts et des débats avec des personnalités responsables ou prenant le contre-pied de ces mouvances. Diffusion : mardi 19 février 2013 à 21.30
 

Entretien avec Caroline Fourest

Télécharger le dossier de presse

Marine Le Pen, l’héritière : revoir le film

janvier 2, 2012

Pour revoir le documentaire qui a tant inquiété Marine Le Pen, réalisé par Caroline Fourest et Fiammetta Venner pour France 2, diffusé le 15 décembre 2011 (Nilaya production).

1/4 http://www.youtube.com/watch?v=7R-7Dgm9eno
2/4 http://www.youtube.com/watch?v=478VHQ1r6UE
3/4 http://www.youtube.com/watch?v=vV7rZHU5TWg
4/4 http://www.youtube.com/watch?v=5ADgw-mRFY4

Pour voir le film en une seule fois mais sans l’intro

Marine Le Pen, l’héritière : audience record

décembre 16, 2011

1, 2 millions de téléspectateurs. C’est un très bon score malgré l’heure si tardive… Merci à tous !

Pour revoir le film sur le web : http://www.youtube.com/watch?v=JKVZ6eU0INk

Marine Le Pen, l’héritière (15 décembre sur France 2)

décembre 11, 2011

Une enquête sur l’ascension et l’héritage politique de Marine Le Pen, présidente du Front National.

Ce film, c’est l’histoire d’une conquête et d’une opération séduction décryptées : depuis l’écriture de la légende familiale, la stratégie du martyr, la guerre des clans lors de la scission jusqu’à la prise de pouvoir au sein du FN.

Sont détaillées les ruptures et les continuités, bien réelles, qui existent entre l’ancien et le nouveau Front National, entre Marine Le Pen et son père.

Son entourage est dévoilé. Ses discours sur la laïcité et «l’Etat fort» sont décodés et placés devant leurs références historiques, leurs sous-entendus et leurs contradictions.

Avec précision, sur la base d’archives et de témoignages édifiants, Marine Le Pen en ressort éclairée, et le grand public mieux informé.

Pour en savoir + 

Réalisatrices : Caroline Fourest et Fiammetta Venner.

Production : Nilaya

Diffusion : France 2 le Jeudi 15 décembre à 23h10.

Pour revoir le film sur le web : http://www.pluzz.fr/marine-le-pen-l-histoire-d-une-her-2011-12-15-23h10.html

L’intimidation version Marine Le Pen

décembre 10, 2011

Aucun politique n’aime être critiqué. Aucun extrême n’aime être dévoilé. Marine Le Pen n’aime ni l’un ni l’autre, et répond par l’intimidation procédurière. Des dizaines de livres, parfois très violents, ont été écrits sur Nicolas Sarkozy. Ce dernier ne porte pratiquement jamais plainte. Même s’il a usé, une fois, de son pouvoir pour faire interdire une biographie parlant de sa vie privée. Ce qui a fait scandale.

Rien de tel dans notre livre sur Marine Le Pen. Il s’agit d’une « contre-biographie » sérieuse, mais qui l’a rendu furieuse. Et pour cause. Après des mois de  médiatisation plutôt flatteuse, vantant son style « nouveau » et sa dédiabolisation, notre livre — sobre mais fouillé — est venu apporter des éléments, des contre-champs, des mises en lumière, qui contredisent et donc contrarient son story telling. N’est-ce pas la moindre des choses au sujet d’une femme politique susceptible d’être au second tour de la présidentielle ?

Pas selon Marine Le Pen, qui active la menace de procès (une quinzaine en cours, contres des journalistes ou des adversaires politiques). Son avocat, Wallerand de Saint-Just, est aussi vice-président d’une association catholique intégriste — Chrétienté Solidarité — qui poursuit régulièrement Charlie hebdo pour racisme anti-chrétien.

La plainte contre le livre, largement médiatisée, porte sur des détails absurdes : comme le fait d’avoir publié des extraits des interviews données par Pierrette Le Pen au moment de son divorce. Des éléments peu flatteurs pour le clan familial mais publics, et qui font même partis de notre patrimoine politique et polémique. D’autres portent sur le témoignage de Jean-Claude Martinez, qui raconte des faits révélateurs dont il a été témoin au premier chef. Ou encore l’affaire Le Rachinel, où Marine Le Pen et le Front national ont multiplié des procédures douteuses pour tenter de lui faire payer la dette du FN. Des procès qu’ils ont perdus.

Cette plainte  a pour but de dissuader de faire connaître ses éléments, avérés, et de disqualifier le livre. Le procès, qui aurait permis de donner la parole à ces témoins et que nous attendions avec impatience, était prévu pour le 15 et 16 décembre. Mais surprise, après avoir crié partout qu’il faisait ce procès, l’avocat de Marine Le Pen a prétexté un empêchement pour demander son renvoi… au 2 et 3 juillet, soit après la présidentielle. Le fait de porter plainte serait-il plus intéressant, pour la communication du FN, que le résultat du procès ?

Marine Le Pen se sert maintenant de ce procès — toujours en cours — pour tenter de faire pression contre notre film, bientôt  diffusé sur France 2. Elle vient d’envoyer une sommation à France télévisions, tout comme l’un de ses proches (Frédéric Chatillon) qui ne souhaite pas voir son rôle auprès d’elle révélé.

Bien entendu, ces tentatives d’intimidation, cette pression sur nos employeurs (un procès contre notre livre mais aussi contre une chronique de France Inter et maintenant une sommation à France 2), n’empêcheront pas la diffusion de ce documentaire. Cela fait plus de quinze ans que nous enquêtons sur les extrêmes (frontistes ou intégristes), nous sommes habituées à ces procédés, pouvant aller de l’intimidation au procès d’intention en passant par toutes les gammes de la disqualification. Elles ne nous ont jamais dissuadé, bien au contraire, de continuer à faire notre travail : informer.

Caroline Fourest & Fiammetta Venner

Pour voir le film : « Marine Le Pen, l’héritière » : Jeudi 15 Décembre à 23h10 sur France 2.

Pour revoir le film sur le web : http://www.pluzz.fr/marine-le-pen-l-histoire-d-une-her-2011-12-15-23h10.html

Des petits soldats contre l’avortement

avril 15, 2011

En novembre 2010, un professeur d’histoire-géographie de Manosque, le sinistre Philippe Isnard, était suspendu pour avoir imposé à ses lycéens la diffusion de «No Need to Argue» (« Inutile d’argumenter »), un sanguinolent film anti-avortement. Auparavant, il leur avait distribué des tracts où l’on pouvait lire, par exemple, que, si une femme tombe enceinte à la suite d’un viol, c’est parce qu’elle y avait «pris du plaisir».

Dans un «Spécial Investigation» consacré aux «Petits Soldats contre l’avortement», Caroline Fourest et Fiammetta Venner échographient ces puissants réseaux qui voudraient détruire la loi Veil et dont la particularité est d’enrôler des enfants dans leurs manifestations. Terrifiante enquête qui nous emmène en Floride, où le milliardaire catholique Tom Monaghan, ex-PDG de Domino’s Pizza, a fondé la ville fondamentaliste d’Ave Maria, où l’école organise des sorties scolaires… anti-IVG. Le modèle de Monaghan ? La Légion du Christ de Marcial Maciel, prêtre mexicain et… pédophile avéré. Un chiffre cristallise l’insidieuse influence de ces groupements tentaculaires : en France, les centres IVG sont passés de 176 à 118 en dix ans.

Chronique de ELLE,  Paul Sigognac Le 11/04/2011

Diffusion

« Spécial Investigation », 11/04/11  à 22 h 40, sur Canal +

Rediffusions

sur Canal + :  vendredi 15 avril, 02h49

sur Canal+ Décalé : vendredi 15 avril, 12h26

sur Canal+ Décalé : samedi 16 avril, 01h35

 sur Canal+ Décalé : dimanche 17 avril, 17h

Tariq Ramadan et les Frères musulmans

février 6, 2011

Voici la version courte d’un documentaire d’une heure diffusé sur France culture le Jeudi 17 décembre :  “Tariq Ramadan et son double”. L’extrait démontre que Tariq Ramadan s’inscrit clairement dans le courant de pensée des frères musulmans.

Pour écouter le documentaire dans son intégralité en mp3 :

http://carolinefourest.wordpress.com/2009/12/17/tariq-ramadan-et-son-double-la-preuve-par-laudio/

Pour en savoir + sur les Frères Musulmans, la chronique de Caroline Fourest du 5 juin 2006 (après le discours d’Obama au Caire), qui critiquait aussi le régime égyptien :

http://www.dailymotion.com/video/x9lirq_le-piege-des-freres-musulmans_news

La Bataille des droits de l’homme

mai 8, 2009

Documentaire réalisé par Caroline Fourest et Fiammetta Venner (diffusé sur ARTE le 21 avril 2009)

« Nous pensions aller à une réunion de l’ONU contre le racisme et nous avons assisté à un déchaînement raciste ». C’est le souvenir gardé par certains participants de la première conférence mondiale contre le racisme de Durban (Afrique du Sud) en septembre 2001. Quelques jours avant le 11 septembre.

Caroline Fourest et Fiammetta Venner, les réalisatrices, y étaient. Elles ont filmé. Et montrent pour la première fois les images de cet événement ayant tourné au cauchemar.

La suite de Durban doit se dérouler à Genève, du 20 au 24 avril, au Conseil des droits de l’homme. Une instance méconnue, entièrement dédiée à mettre en oeuvre la Déclaration universelle. Mais où les démocraties sont minoritaires et malmenées par les dictatures. C’est ce rapport de force, une vraie bataille, que raconte le film. Il plonge dans les coulisses du Conseil comme aucun film ne l’a fait jusque-là. Jusqu’à se faire interdire de filmer lors des négociations les plus délicates portant sur Durban 2.

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Le débat « Les droits de l’homme sont-ils encore universels ? »

a eu lieu en direct du Palais Wilson à Genève où avait lieu la "Conférence contre le racisme" de l’O.N.U. surnommée Durban II.

Invités :
- François Zimeray, ambassadeur français pour les droits de l’Homme
- Daniel Cohn-Bendit, député européen
-Saïd Saadi, opposant algérie

Hymen : certifiées vierges

février 28, 2008

Aujourd’hui en France, des femmes ont recours à une opération pour recoudre leur hymen. A la demande de leur famille, certaines vont aussi trouver des gynécologues pour obtenir un certificat prouvant leur virginité. Elles sont en majorité musulmanes mais pas toutes.

Caroline Fourest, Fiammetta Venner et Valérie Lucas (montage : Gérard Lemoine) ont mené l’enquête pour Envoyé Spécial (diffusé le 28 février 2008)

Partie 1

Partie 2


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